mercredi 2 juillet 2008

Courgettes rondes en mille-feuilles, coppa et fromage frais...

Avec "Petit Chou" cramponné à mon tablier chaque soir, lorsque je rentre du bureau, cuisiner n'est pas chose simple. Je souffre déjà d'un léger problème de concentration puisque le "Chou" a beau être "Petit", c'est un moulin à paroles et tenter de faire attention à ses gestes, ses pesées, ses ingrédients, lorsque "Petit Chou" demande qu'on lui explique les origines de la vie terrestre en regardant une pomme de terre, c'est peine perdue !

Hier soir, j'avais dans l'idée de préparer des courgettes rondes montées en mille-feuilles, et "Petit Chou" a tenté désespérément de me convaincre que les courgettes rondes n'existaient pas ! Impossible à ses yeux que ce légume puisse se décliner en deux versions. Une carotte est une carotte, une pomme est une pomme et une courgette est une courgette. J'ai taché de prendre pour exemple les tomates et la grandes variété qui les composent : rondes, longues, en grappe, cerises, etc...rien à faire.

Bref...tout cela pour vous dire qu'argumenter autour de cette question existentielle aux yeux de "Petit Chou" n'était pas vraiment fait pour autoriser la concentration.

Je n'ai cependant rien brûlé, je n'ai pas confondu sel et sucre et n'ai pas assaisonné ma salade verte directement dans l'essoreuse (Pourtant chacune de ces petites mésaventures m'est arrivée...). J'ai taché de rester attentive à mes courgettes, sous le regard désapprobateur de "Petit Chou"...

Voici donc un montage sympathique à proposer en entrée que je préfère réaliser avec...des courgettes rondes (Pardon "Petit Chou"...) puisqu'elles offrent des tranches plus larges à la découpe et autorisent un jeu de reconstruction plus amusant.


Très simple à réaliser, cette recette est très agréable en cette période de chaleur. Coppa grillée et fromage frais agrémenté d'échalotes et de ciboulette se marient très bien aux tranches de courgettes légèrement sautées à la poêle dans un filet d'huile d'olive.

Pour 4 personnes :

- De deux à 4 courgettes rondes suivant la hauteur que l'on souhaite donner au mille-feuilles. (On peut en effet n'utiliser que deux ou trois courgettes rondes en utilisant moins de tranches )
- 100 gr de fromage frais
- Quelques brins de ciboulette
- Une échalote
- Quelques tranches de Coppa (charcuterie Corse...et Italienne...)
-Huile d'olive
-Sel et poivre


Laver les courgettes sans les peler. Les couper en rondelles de 3 mm d'épaisseur et les faire revenir à la poêle rapidement, dans un filet d'huile d'olive. Elles doivent rester craquantes et à peine colorer. Egoutter et déposer sur du papier absorbant pour le surplus éventuel d'huile. Réserver au frais

Mélanger à la fourchette le fromage frais, l'échalote et la ciboulette ciselée. Donner un ou deux tours de moulin à poivre. Réserver au frais

Mettre les tranches de Coppa entre deux feuilles de papier sulfurisé, elles mêmes placées entre deux plaques de cuisson.

Glisser à four chaud th 7 durant quelques minutes et surveillez. Les tranches doivent griller sans trop. Elles se rétracteront sous l'effet de la cuisson. Les égoutter ensuite, les essuyer délicatement avec du papier absorbant et les réserver.

Au moment de servir, préparer directement en assiette les mille feuilles, en alternant selon votre envie, les tranches de courgettes refroidies, un peu de fromage frais à l'échalote et à la ciboulette et la Coppa grillée.

Déposer sur la dernière tranche composant l'étage, une petite quenelle de fromage frais, saupoudrez d'un peu de thym et de graines de pavot, et dégustez...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mardi 1 juillet 2008

Soupe glacée aux légumes...

Sous la chaleur, rien de plus agréable pour ouvrir l'appétit qu'un gaspacho ou une petite soupe glacée. Je choisis mes légumes avec vigilance pour ces entrées et préfère me tourner vers les producteurs de mon village qui me proposent des produits frais, qui ont du goût !

Les soupes de légumes glacées se préparent au gré des envies et l'on peut aisément jouer des saveurs en ajoutant épices, lait de coco, fromage, dés de fruits ou en privilégiant la pointe d'ail ou les échalotes hachées, les huiles voire une goutte de vinaigre de Xéres.

Après la soupe glacée de fèves, voici une petite préparation plus colorée que j'ai servie avec un glaçon en barre enfermant quelques branches de thym du jardin.


La recette pour 6 personnes :

- 5 belles carottes
- 5 tomates bien mûres
- 1 concombre
- 1 gousse d'ail
- sel de celeri, poivre
- huile d'olive
- 1 brin de ciboulette


Lavez et pelez les légumes. Coupez les en tronçons et passer les au blender avec un peu d'eau. Mixer finement. Versez dans un saladier et ajouter un peu de sel de celeri selon le goût et du poivre du moulin. Ajouter ensuite un ail écrasé avec de l'huile d'olive à la manière du gaspacho et réservez au frais deux heures environ. Servez avec un glaçon ou de la glace pilée.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

vendredi 27 juin 2008

Panna-Cotta vanillée à la crème de whisky et au capuccino...

Je ne m'étais encore jamais lancé dans la préparation d'une panna-cotta, et pourtant c'est extrêmement simple : crème, sucre, et agar-agar (ou gélatine pour ceux qui préfèrent).

Un parfum, un coulis de fruits, quelques amandes ou quelques pistaches concassées et voici le tout personnalisé.

J'avoue préférer ce dessert italien très peu sucré et agrémenté de fruits mixés nature, mais ce soir j'ai tenté la chose avec un peu de crème de whisky et une petite touche de Capuccino.


La recette pour 8 à 10 parts (moule en silicone de 4 cm de diamètre sur 3 de profondeur ou verrine) :

40 cl de crème fraiche liquide légère
3 cuil à soupe de sucre glace
50 ml de crème de whisky
Les graines d'une demie gousse de vanille
Les 3/4 d'une cuil à café d'agar-agar.

Mettre la crème à chauffer dans une casserole sur feu doux et ajouter les gaines de vanille, la crème de whisky, et le sucre glace. Lorsque la réparation commence son ébullition, ajouter l'agar-agar, bien mélanger et laisser l'ébullition pendant 1 minute.

Couper le feu, verser dans un bol d'attente et laisser tiédir, en veillant à ce que l'agar-agar ne commence pas à figer. Verser ensuite dans des petits moules en silicone ou des verrines si vous ne souhaitez pas démouler. Réserver au frais deux heures minimum.


Vous pouvez servir ces pana-cottas avec une petite crème fouettée au café (ici 10 cl de crème fraiche et deux cuil à café de capuccino en poudre légèrement fouettée au fouet).

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mercredi 25 juin 2008

Une pause...

Du temps accordé à ce qui nous entoure...
Sommes-nous encore réellement capable, dans le quotidien qui est le nôtre, d'apprécier par le regard, de simples instantanés...

Parfois, j'oublie. J'oublie de regarder. Enveloppée par le rythme de mes journées, perdue dans mes pensées, je pêche par habitude et j'oublie qu'autour de moi, beaucoup de choses s'offrent au regard et proposent ainsi gracieusement une pause de quelques instants...


Des détails, des couleurs, des ambiances apaisantes. Un peu de magie en chaque chose...


Quelques instantanés pour les petits gerbillons d'Anaëlle ( ma fille a en effet récemment hérité d'un couple de gerbilles qui viennent de donner naissance à ces "petites choses" délicates...). Ils ont quelques jours, leurs yeux sont encore fermés, ils mesurent à peine 3 cm... Le duvet est là, différemment irisé et si elles ne voient pas encore, l'ouie de ces petites gerbilles est extrêmement développée...


Des fruits, et la valse des insectes qui contribuent à leur existence...Dix fois par jour, je passe auprès des framboisiers du jardin sans nécessairement prendre le temps d'observer...

Parmi ces instantanés, des spontanés...et de la magie aussi dans mon composteur, là ou nous recyclons les déchets alimentaires, puisque chez nous le tri sélectif est devenu une habitude. Alors au hasard des cycles d'enrichissement du sol et des plantations, nous avons souvent la surprise de découvrir que des invités inattendus ont pris racine : tomates cerises et physalis, entre autre...



Voilà...une simple petite pause nature ...pour partager...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

dimanche 22 juin 2008

Cake marbré menthe chocolat...

En cette saison, les bacs de surgelés des supermarchés regorgent de glaces en tout genre. Le choix est là mais bien souvent mes filles ne me réclament qu'un seul parfum : menthe chocolat...

J'avoue que j'aime bien aussi et l'idée m'est donc venue de tenter ce mariage version cake.


Le marbré de mon enfance s'est donc coloré en vert menthe et pépites de chocolat pour s'approcher des préférences gustatives de ma tribu et à peine tiédi, il a totalement disparu...

Parfumé et moelleux, (j'avoue l'avoir goûté...) (Heu oui...je n'ai toujours pas droit, en principe, à ce qui est sucré. Je me soupçonne donc d'être un tant soit peu masochiste...), ce marbré a beaucoup plu. Même "Petit Chou", d'ordinaire très difficile s'est risquée à en prendre une tranche et l'a finalement englouti ! (Et si "Petit Chou" aime, c'est que c'est vraiment bon !)

La recette pour un cake familial :

- 180 gr de farine tamisée
- 4 oeufs moyens
- 150 gr de sucre glace
- 150 gr de beurre
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 100 gr de chocolat noir en morceaux
- Des vermicelles en chocolat
- Un peu de sirop de menthe.


Préchauffez le four Th 6

Séparez les blancs des jaunes.

Ajouter aux jaunes le sucre glace et le beurre fondu. Bien mélanger à l'aide d'un fouet.
Ajouter ensuite la farine et la levure. Mélangez de nouveau.

Battre les blancs en neige souple avec une pincée de sel. Les ajouter au mélange précédent en les incorporant délicatement à la maryse, sans les casser.

Séparer cette pâte en deux. D'un côté ajouter le chocolat fondu, et mélangez toujours avec beaucoup de délicatesse.
Ajouter à la deuxième partie de pâte un peu de sirop de menthe de qualité (choisissez un sirop Bio ou artisanal) et deux cuil à soupe de vermicelles en chocolat.

Dans un moule beurré, fariné et réfrigéré quelques instants, verser une couche de pâte à la menthe, alterner avec une couche de pâte chocolatée puis terminez par une nouvelle couche de pâte à la menthe. Saupoudrez le dessus de vermicelles en chocolat et glissez le marbré au four pour 40 à 50 minutes. Testez la cuisson avec la lame d'un couteau qui plongée au coeur du cake doit ressortir sèche. Si ce n'était pas le cas et que le cake ait pris trop de couleur, poursuivez la cuisson quelques minutes supplémentaires en le couvrant d'une feuille de papier aluminium.

A la sortie du four, si vous êtes entourés d'amateurs...cachez le !!

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Soupe glacée de fèves au lait de coco...

Lorsque je m'échappe du bureau vers 13 heures, j'essaie en général de trouver quelque chose de tentant à déguster pour le déjeuner. Pas si simple.
Entre les kebabs plutôt très gras et très indigestes, les pizzas noyées par le fromage fondu et les salades composées, plus salades que composées, je regrette souvent de ne pas avoir pris le temps de me préparer un petit casse-croute...
Je rends cependant hommage à un petit restaurant à la façade discrète qui propose non loin de mon bureau, quelques tables et de petits plats à emporter : salades diverses, sandwichs, soupes et gaspachos, seiches à la rouille et lotte à la mangue et au gingembre, tagliatelles poulet pistou...Des petites choses simples, mais très bien préparées, avec un réel souci de fraicheur. Les club-sandwichs sont fait devant vous, les salades mixtes très appétissantes et les soupes variées et parfumées (Adresse : Comeat - Quartier Richter - 226 rue Vendemiaire - 34000 Montpellier).

J'ai justement choisi récemment chez eux, une petite soupe de fèves à la noix de coco que j'ai dégusté en marchant. Agréables, les saveurs étaient en réelle harmonie, une petite pointe d'ail semblait relever l'ensemble, le tout était bien dosé, rafraichissant et savoureux.

Cette petite dégustation m'a turlupiné l'esprit pendant la soirée et hier j'ai tenté cette petite soupe à ma façon...Différente, plus épaisse, elle mériterait sans doute un peu plus d'originalité mais elle est suffisamment intéressante d'après moi pour que je vous confie ici cette première version, à vous de rectifier les quantités et de l'adapter selon les préférence de votre palais...


Pour cette recette, et pour 6 grandes verrines, j'ai utilisé 500 gr de fèves surgelées. Mises à cuire une quinzaine de minutes dans de l'eau bouillante, il s'agit ensuite de les éplucher et de les réserver.

Mélanger 20 cl de lait de coco et 40 cl d'eau.

Mixer les fèves dans un blender en leur ajoutant la préparation liquide et goûter pour rectifier éventuellement la consistance en ajoutant un peu d'eau. Saler et poivrer.


Préparer ensuite sur le même principe qu'un gaspacho, une sorte de pâte d'ail monté à l'huile d'olive comme vous le feriez avec une mayonnaise. Pour cette recette, prévoyez 2 ou 3 gousses d'ail.

Ajouter cette pâte à la soupe de fèves et goûtez. N'hésitez pas à rajouter du sel ou de l'ail si le tout vous semble fade. Mettez ensuite au frais deux bonnes heures minimum avant de servir.


Pour donner au verre un petit côté "givré", avant de remplir les verrines, tremper délicatement leur rebord dans un peu de sirop d'orgeat puis dans de la noix de coco râpée. Remplissez les ensuite et placez les au frais.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

samedi 21 juin 2008

Petites terrines courgettes saumon au pesto d'estragon...

Il y a 15 jours, on frissonnait encore à 13 heures, en sortant des bureaux, pour aller grignoter un morceau en tentant les terrasses...
Aujourd'hui c'est la canicule, les cigales en sont toutes perturbées....

Alors on a envie de petits plats légers et frais, de ceux qui passent tout seuls mais qu'il s'agit toujours de présenter avec une touche de raffinement, parce qu'ainsi, c'est bien meilleur !

Depuis mon terrible régime en sachets, celui qui m'a presque fait oublier que les aliments avaient du goût, je suis satisfaite pour deux choses : la première c'est que je peux rentrer dans ma salle de bains sans entendre les cris de Nazgul que poussait ma balance lorsque j'osais avancer un pied vers elle, la seconde c'est que mon appétit se contente aujourd'hui de petites quantités, à partir du moment ou il a l'impression que je me fais plaisir...


J'ai donc tendance depuis, à privilégier sur mon blog, les petites bouchées, les verrines et entrées de quantité modeste... Ici, une terrine saumon et courgettes à l'estragon, parfumé d'une petite sauce pesto.

Ces terrines devraient en principe se cuire au bain-marie, mais j'aime bien faire l'école buissonnière de temps en temps. Elles sont donc passées simplement à four doux une vingtaine de minutes, dans des mini-moules en silicones.
La recette est à l'identique des petites terrines bicolores carottes courgettes.


Pour la partie "crème au saumon", mixer 200 g de saumon fumé avec 20 cl de crème fraiche à 30 % de MG et quelques feuilles d'estragon...du jardin...

Comme pour les bicolores, répartissez les couches d'appareil dans les moules et après cuisson, laisser les terrines tiédir, démoulez les délicatement et réservez les au frais.


Agrémentez ces petites terrines de petits légumes coupés en dés et mélangés (avocats, tomates séchées, olives noires et échalotes ciselées)

Préparer une petite sauce pesto : mettez dans un robot un petit bouquet de basilic et d'estragon, 2 cuil à soupe de pignons légèrement grillés à la poêle, un ail et 3 cuil à soupe d'huile d'olive. Mixer et rajouter un peu d'huile suivant la consistance désirée.

Servez les petites terrines avec leurs légumes d'accompagnement et la sauce pesto.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

vendredi 20 juin 2008

Pain (au levain) aux canneberges et graines diverses...

Difficile de réaliser de beaux pains au levain dans la semaine. Les temps de levée sont assez long mais se décomposent surtout en deux parties : le "pointage", premier temps de repos de la pâte et "l'apprêt". Mon levain est par ailleurs encore assez "jeune" puisque je l'ai pratiquement entièrement renouvelé afin qu'il retrouve de la force : un levain trop ancien perd en effet de sa vigueur.

Lorsque je peux surveiller mes pâtons le week-end, je suis en mesure de contrôler les temps de levée et d'estimer si le pain est prêt à passer au four.

Pour les pains de semaine, c'est plus ennuyeux et si les temps de levées sont trop important, la pâte s'affaisse au moment ou le banneton est retourné sur la plaque ou la pierre de cuisson, et la mie peut être alors très dense.

C'est un peu ce qui s'est passé ici :


La pâte avait pourtant poursuivi son "apprêt" au frigo, mais peine perdue, après plusieurs heures, elle s'est affaissée. Le résultat donne un pain "serré", mais loin d'être désagréable.

J'avais agrémenté la pâte de canneberges, graines de pavot, noix, graines de sésame et graines de courges. Grillées, les tranches de pains ont une saveur tout à fait honorable, et suivant les goûts nous les déclinons en sucré ou en salé...


Pour la technique du levain, c'est par là...

La catégorie "pains au levain", c'est par là (Pensez à consulter les archives !)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mercredi 18 juin 2008

Petite crème d'avocat et de saumon à l'estragon...et une étoile...

Voici des petites crèmes déclinées en deux saveurs :

- Un mélange d'avocats, tomates, oignon, fromage frais et estragon.
- du saumon fumé, reprenant quelques ingrédients cités ci-dessus.

Placées au congélateur durant une vingtaine de minutes, juste avant de servir, elles sont très agréables. Légères et parfumées, on peut aussi proposer ces petites crèmes en mise en bouche.


La recette pour deux cercles de 10 cm de diamètres environ :

- 2 avocats
-2 tomates bien mures pelées et épépinées.
- 1 demi petit oignon blanc
- Quelques feuilles d'estragon...du jardin...
- 2 belles tranches de saumon fumé
- une petite boite de fromage frais (200 gr environ)
- Un demi concombre.

Mixer grossièrement les tomates pelées et épépinées. Ecrasez les avocats à la fourchette. Ajouter les tomates, l'oignon finement ciselé, les feuilles d'estragon hachées, sel et poivre. Ajouter 100 gr de fromage frais de manière à épaissir l'ensemble. Gouter et rectifier l'assaisonnement.

Placer dans deux cercles disposés à même l'assiette pour une première couche et tasser l'ensemble délicatement. Réserver au frais.

Mixer grossièrement le saumon. Ajouter 100 gr de fromage frais, et quelques feuilles d'estragon haché. Poivrer légèrement.

Sortir les assiettes réservées et répartir sur le pourtour de la crème d'avocat quelques rondelles très fines de concombre.
Ajouter la préparation à base de saumon. Tasser à nouveau. Répartir une nouvelle série de rondelles de concombre.
Réserver au frais ou placer au congélateur une vingtaine de minutes avant de servir. Retirer alors les cercles, assaisonnez d'une petite vinaigrette à l'huile d'olie et aux graines de coriandre, décorer selon vos envies et dégustez...


Et merci à Stéphane de Cuisiner en Ligne pour ses encouragements à travers le billet de son blog, "Les étoiles de la blogosphère culinaire".
Une occasion également de visiter parmi ses sélections hebdomadaires des univers culinaires que l'on connait bien et d'autres que l'on découvre avec bonheur.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mardi 17 juin 2008

Le gaspacho de mon père...

Lorsque j'étais petite, c'était mon père qui se mettait en cuisine pour le gaspacho. J'aimais le regarder faire parce qu'il cuisinait au jardin... Il avait récupéré une vieille gazinière qu'il avait légèrement abritée et l'utilisait pour ses confitures. Pour tout ce qui ne nécessitait pas de cuisson, il travaillait sur une table, épluchait et tranchait, consciencieusement.

Le gaspacho, c'était son truc. Un peu au gré des envies, il utilisait les légumes sans proportion exacte, sans souci des quantités : tomates, poivrons verts, concombres, le tout était coupé en morceaux réguliers, prêts à être mixés longuement.

Parfois je l'aidais pour une sorte de mayonnaise à l'ail qu'il montait au pilon : des gousses d'ail écrasées que patiemment il broyait pendant que j'ajoutais quelques gouttes d'huile d'olive pour épaissir la mixture. Il fallait s'arrêter à un moment précis, avant que le mélange ne tourne, que l'ail et l'huile ne se désolidarise et qu'il faille tout recommencer. Car il aurait fallu tout recommencer...

Je prépare le gaspacho à la manière de mon père et chaque fois, je pense à lui...Curieusement, mes filles qui n'aiment pas les légumes adorent ce gaspacho. Un héritage culinaire donc, de ceux qui laissent des émotions impalpables, des souvenirs diffus, une atmosphère...


Pour colorer l'ensemble, un peu de fantaisie...et puisque justement il était question un peu plus bas de déshydrateur, une petite tomate séchées et quelques petits morceaux de fêta, de la fleur de sel, du poivre du moulin et de la ciboulette...du jardin...


Pour cette recette :

6 belles tomates pelées
4 poivrons verts
3 concombres
3 tranches de pain de mie
3 ou 4 gousses d'ail
1 demi verre à moutarde d'huile d'olive

Laver les légumes bien frais non pelés et les couper en morceaux. Les mixer au blender et procéder en plusieurs fois en ajoutant le pain de mie humidifié et essoré au cours du mixage. Ajouter un peu d'eau si nécessaire.

Verser la soupe de légume ainsi obtenue dans un grand saladier.

Dans un pilon, écrasez des gousses d'ail pelées en ajoutant peu à peu l'huile d'olive à la manière d'une mayonnaise. Mélanger la préparation obtenue aux légumes mixés. Gouter, saler et poivrer selon votre convenance.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Deshydrateur, premiers pas...

Chaque été, je récolte dans mon jardin fleurs de lavande, feuilles de verveine et de sauge, thym et laurier. Chaque été, mon four sèche les fleurs et herbes que je souhaite utiliser le reste de l'année pour mes plats et mes desserts. D'où l'envie de faire l'acquisition d'un déshydrateur. Son principe ? Priver les aliments (viande, poissons, fruits et légumes, herbes fleurs etc...) de leur potentiel en eau afin de les conserver ensuite en bocal ou sachet hermétique, sans qu'ils ne perdent leur qualité nutritive.

Plusieurs types de séchages sont proposés suivant les modèles de déshydrateur : ronds (plateaux s'empilant les uns sur les autres) ou rectangulaires (système à tiroirs).
Dans le premier cas, l'air chaud est propulsé par un ventilateur et se déplace à travers les plateaux en partant du bas. Dans le second cas, les appareils rectangulaires disposent d'un système de ventilateur vertical situé à l'arrière qui propulse l'air chaud de manière horizontale sur les plateaux. C'est sans doute cette deuxième version qui offre le plus de régularité dans le système de chauffe, et ce, malgré un grand nombre de plateaux parfois disponibles (certains modèles sont conçus pour 30 plateaux !). C'est aussi la plus chère.

J'ai opté pour ma part pour un modèle rond avec un principe de cheminée centrale en périphérie de plateau. Pas un des moins chers, mais toutefois raisonnable. Par contre il ne dispose ni de thermostat, ni de minuteur...


L'avantage principal que je trouve à cet appareil pour le moment, c'est qu'il me permet notamment de ne pas jeter les fruits trop murs dont la tribu ne veut pas : les bananes dont la peau a noirci par exemple ne plaisent pas particulièrement aux enfants. Les pommes dont la peau a flétri ou s'est abimée par endroit, c'est un peu la même chose. Ces mêmes fruits épluchés, coupés en tranches et séchés au déshydrateur ont une deuxième vie et se consomment tout de suite plus agréablement.

Je vous parle ici de mes premiers pas et n'ai pas entrepris par exemple la réhydratation des aliments.

Autre possibilité de l'appareil à tester également : les crêpes de fruits.

Compote, coulis et préparations maisons peuvent être versés sur une plaque rigide huilée puis séchés au déshydrateur. Elles s'utilisent ensuite pour la fabrication de barres de céréales maison ou se réhydratent pour d'autres préparations.


Outre les fruits, j'ai tenté les tomates cerises séchées ce week-end et tacherai de vous en parler un peu plus tard, lorsque je les aurai goutées...Déshydratées dimanche, elles marinent à présent dans de l'huile d'olive parfumée à la sauge...du jardin...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

lundi 16 juin 2008

Pain au levain aux noix...le retour...

Après quelques mois de repos où mon levain n'était pas suffisamment actif, compte tenu de la température extérieure, voici un pain au noix réalisé hier...


Ambroise n'a pas encore repris une forme olympique mais il est toujours là, après un an et demi d'existence ! Il a bien sur fallu jeter une certaine quantité de levain pour le "réveiller" ces dernières semaines, lui qui s'était profondément assoupi et peinait à réagir aux rafraichis. Une "coupe" profonde, de la farine de seigle, un bon miel de garrigue, de l'eau filtrée, et le voici à nouveau prêt à officier et à nous émouvoir. Car j'y reviens toujours, les pains au levain sont vraiment particulier. Toujours uniques, toujours inattendus, ils ont une saveur légèrement acide qui les rend incomparables...


Colonne de droite, catégorie Pains au levain, vous trouverez astuces et conseil pour vous lancer. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas, c'est toujours avec plaisir !

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Churros, version noix de coco...

Ces fameux beignets espagnols sont, pour moi, les gourmandises de l'hiver : celles que l'on déguste lorsqu'il fait bien froid, à l'occasion d'une foire exposition ou d'un marché de noël, celles qui parfument l'air ambiant et que l'on partage en famille...

De temps en temps, au petit déjeuner, il m'arrive d'en proposer à ma tribu et je sais que leur parfum se rependant dans la maison jetteront hors du lit les pires consommateurs de grasse matinée...

Il existe plusieurs recettes de churros : celle que l'on vous "vend" dans les foires, avec l'appareil magique, toute simple (eau bouillante et farine à proportion égale + une pincée de sel) et celles qui s'agrémentent de beurre, d'oeufs ou de lait.

Mes filles préfèrent de loin la première version mais celle que je présente ici est différente, plus croquante et plus légère.


Très simples, les recettes de churros doivent toutefois se réaliser à l'aide de matériel adéquat, c'est à dire qui ne laissent pas d'air dans la pâte. Ne tentez surtout pas leur réalisation sans une véritable poche à douille ou sans un appareil spécial, sans quoi les projections d'huile ne sont pas rares.

Pour la recette des churros classiques donc, mélangez à proportion égale farine et eau bouillante (un bol de farine pour un bol d'eau par exemple) et une bonne pincée de sel. Mélanger sans chercher à homogénéiser la masse. Mettre la pâte dans l'appareil à churros et laisser tomber des bandes de pâte dans de l'huile bien chaude. Là encore attention : si votre huile n'est pas assez chaude les beignets vont s'en gorger et seront très indigestes. Si elle est trop chaude, l'intérieur des beignets de cuira pas. Faites un test avec une première bande de pâte.


Pour cette version, j'ai utilisé 250 gr de farine, 200 gr d'eau bouillante, un oeuf entier, 3 cuil à soupe de noix de coco en poudre et une pincée de sel. Mélanger l'ensemble, mettre dans l'appareil ou la poche à douille et verser des bandes de pâte dans l'huile chaude avec les mêmes conseils que précédemment.

Pour les deux recettes, tremper les beignets encore chauds dans le sucre et servez aussitôt...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mercredi 11 juin 2008

Petite crème brulée à la menthe sur petits morceaux de fraises...

Lorsque je rentre du bureau, après quarante cinq minutes de route parsemées ça et là de charmants embouteillages, je n'aspire qu'à une chose, c'est me détendre quelques minutes au jardin. Un jardin bien mérité...

En effet, le village Héraultais dans lequel je vis, aussi ravissant soit-il, pousse sur de la pierre, et si les plantes de garrigue s'y portent fort bien, toutes les autres ont beaucoup de mal à s'y sentir bien accueillies...

Achetez un bel arbuste, prenez une pioche au passage, choisissez de le planter chez moi, histoire de tester votre capacité à croire que tout est possible, creusez quelques secondes et commencez à retrousser vos manches. Parce que là, sous 5 cm de terre sèche, vous avez un superbe caillou, deux fois plus gros que la taille du trou que vous avez envie de faire, une pierre qui sommeille paisiblement depuis bien des années, que vous venez de déranger avec votre ferraille, et qui n'a aucune envie que vous la délogiez...Elle fera donc de la résistance parce qu'autour d'elle, sa petite famille est également bien arrimée...

Lorsqu'après une bonne heure d'effort, vous serez parvenu au bout de votre labeur, vous vous rendrez compte qu'au lieu de choisir un joli petit arbuste dans votre jardinerie préférée, vous auriez pu vous laisser tenter par un olivier trentenaire, car le trou, là, devant vous, débarrassé de ses habitants, accueillant un arbuste dont la moitié de la hauteur disparait à l'intérieur, il va falloir le combler....Mais avec quoi ? 50 kg de terreau ?...Parce-que si vous espérez trouver un peu de terre dans mon jardin pour reboucher en partie le gouffre, soit il faut attaquer un autre trou quelque part et vous risquez de m'entendre, soit il faut vous faire livrer un petit camion de terre végétale à l'avance.

Tout cela pour en venir à ce jardin bien mérité donc, puisque peu à peu nous parvenons à y faire pousser de jolis arbustes, quelques plantes fleuries, des framboisiers, des herbes aromatiques. La menthe commence enfin, après quelques années d'acclimatation à se trouver à son aise et embaume lorsque nous caressons simplement ses feuilles.

C'est donc hier soir, en respirant ses effluves que j'ai pensé à une petite crème brulée aux saveurs de menthe fraiche.


Au fond des plats à gratins individuels, quelques dés de fraises aromatisés de sucre vanillé et un peu de menthe ciselée.

Sur le dessus, une base de crème classique. Les fruits ont rendu un peu de jus, sans doute aurait il fallu les faire compoter et ne pas utiliser les fruits frais, mais même ainsi, ce petit goût de menthe fraiche a plu à tout le monde.


Pour la déco, j'ai utilisé des rondelles d'orange séchées au déshydrateur, acquisition récente dont je viendrais reparler ici.

la recette pour 6 petits ramequins :

Découper en petits dés une dizaine de fraises, ajouter un sachet de sucre vanillé et un peu de menthe ciselée. Mélanger et verser un lit de fruits au fond des moules.
Fouetter 6 jaunes d'oeuf avec 50 gramme de sucre.
Faire chauffer 50 cl de lait et 50 cl de crème légère avec quelques feuilles de menthe fraiche. Aux premiers frémissements, filtrer et verser sur les jaunes blanchis en remuant vivement.
Verser délicatement cette préparation sur les ramequins et mettre dans un grand plat à four. Rajouter de l'eau dans ce grand plat, à la moitié de la hauteur des petits moules et glisser ainsi à four doux th 4/5, pendant une heure environ.

Laisser ensuite refroidir les crèmes. Quelques minutes avant de servir, les saupoudrer de cassonade et caraméliser à l'aide d'un chalumeau de cuisine. La crème doit rester bien froide.

Pour ces petits plaisirs là, et parce que la nature nous rend, je pense, ce qu'on lui offre, je remercie quotidiennement ce jardin d'embellir...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

lundi 9 juin 2008

Verrine de quinoa, petite salade de surimi, mangue et graines germées.

Dans l'esprit de la verrine de quinoa et sa petite salade, voici une autre version gourmande pour qui aime la mangue et le surimi.


La verrine a ses détracteurs, mais pour ma part, je la trouve tout à fait passionnante. Elle offre mille et une possibilités, la transparence autorise le jeu des superpositions et des couleurs, elle peut être élégante, amusante, sobre ou sophistiquée. Sucrée ou salée, dans un contenant rond, carré, avec ou sans couvercle, froide ou chaude, elle s'invite volontiers à table et peut aisément transformer un plat simple en quelque chose d'un peu plus original.

Cette salade présentée en assiette n'aurait sans doute pas le côté amusant que lui confère les graines germées, lui donnant un petit air de plante en pot comestible !

Sans se prendre au sérieux donc, cette petite verrine comprend de la mangue, du surimi, de l'avocat, du quinoa rouge et blanc, des graines variées germées, de petits dés de courgette, une demi échalote ciselée et du basilic frais. Une petite vinaigrette de votre choix (ici huile d'olive, citron vert, fleur de sel et poivre du moulin) et le tour est joué.

Proposée aux côtés d'un poisson blanc poché accompagné d'une petite sauce au beurre citronné, elle fera office de repas complet léger et festif.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

dimanche 8 juin 2008

Sablés et crème de framboises au basilic...

J'ai une tendresse particulière pour le basilic... Mon marchand de légumes vendait justement dimanche, quelques jolis pieds en pot et j'ai choisi une petite barquette de framboises avec l'envie de les associer à la saveur fraiche et poivrée du basilic.

Au départ, je suis partie avec l'idée d'un dessert simple : une petite mousse sur un sablé. Et puis les choses ne se sont pas tout à fait passées comme je l'aurais souhaité...
J'ai commencé par une base de crème liquide, framboises et quelques feuilles de basilic mixés, le tout passé au chinois et mis dans un syphon...Peine perdue. Les grains de framboises ont obturé la tête de l'appareil...
Je ne vais pas détailler la bonne demie heure passée à vider peu à peu le syphon de son gaz et à nettoyer les dégâts...Ça vaccine en général, et c'est en principe à ce moment là qu'on se dit : bon...je ne vais pas insister, je vais la jouer très simple et présenter la crème récupérée en verrine.

Et bien non ! J'avais envie de me compliquer le dimanche !

Pour le sablé, pas de problème. Très sage, il s'est comporté exactement comme il le fallait, mais je n'ai pas beaucoup de mérite puisque pour leur réalisation, je me suis inspirée d'une recette de Stéphane Laurier (recette sablés aux fraises salées sur le site "bon appétit bien sûr")

Pour la crème, sauvée de l'apocalypse "syphonesque", je l'ai reprise au batteur après l'avoir maintenue au frais, puis l'ai pochée avec une douille "étoilée" sur le sablé.

Trouvant le tout un peu "tristounet", j'ai eu l'envie ( l'idée saugrenue !) de décorer l'ensemble avec du sucre filé et armée d'une recette ou les choses semblaient simplissimes, je me suis lancée à l'assaut d'un caramel. 150 °, j'ajoute quelques gouttes de colorant rouge pour le fun, je coupe le feu, je stoppe la cuisson de la chose en trempant le fond de la casserole dans un saladier d'eau froide, je touille, et là j'assiste à la cristallisation de mon caramel ! Le temps de me jeter sur un sachet d'amandes et je tente de récupérer l'ensemble à la manière des pralines.

Remis sur le feu, l'ensemble caramélise cette fois un peu trop. Bon, ce n'est pas grave, mixés, ça donnera du pralin...
Ma déco en sucre filé est en train de se transformer en galère.

Je recommence...Même résultat...
On ne se décourage, pas. Autre ouvrage, autre recette. Cette fois, pour éviter la cristallisation du sucre, on conseille du glucose. J'en ai !

C'est reparti pour mon caramel qui cette fois ne cristallise pas et se comporte plutôt bien. Mais le sucre filé fait des siennes et il n'y a pas à dire, ce genre de tour de main, ça ne s'invente pas !

Bon je vous montre le résultat, histoire d'aller jusqu'au bout et je tenterai de faire mieux une prochaine fois...


La recette pour 6 sablés de 10 cm de diamètre environ :

Mélanger 200 grammes de farine et 70 gr de beurre du bout des doigts. Ajouter une cuil à soupe de jus d'orange, une cuil à café de levure chimique, 80 gr de sucre glace, 1 oeuf entier et deux jaunes. Rassembler cette pâte en boule homogène et filmez. Réservez au frigo quatre heures.

Pour la crème de framboises au basilic. Mixer 150 gr de framboises avec quelques feuilles de basilic frais. Ajouter 30 cl de crème fleurette 3 cuil à soupe de sucre glace, passer au chinois et réserver au frais.

Abaissez la pâte sablée sur une épaisseur de 5 mm et découper des cercles de 10 cm de diamètre. Glissez à four chaud Th 6 pour une quinzaine de minutes. Laisser ensuite refroidir les sablés.

Au dernier moment, quelques minutes avant de servir, monter la crème de framboises en chantilly et mettre dans une poche à douille avec un embout "étoilé". Pochez sur les sablés et servez décoré de framboises fraiches...


© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

jeudi 5 juin 2008

Tempura de gambas...

Lors de mon séjour à Tokyo, j'ai goûté de délicieux tempuras : poissons blancs, crevettes, viande de porc, tous ces ingrédients se marient remarquablement bien avec cette pâte à frire légère qui offre des beignets croustillants à tremper éventuellement dans des épices ou de petites sauces d'accompagnement.

En choisissant dernièrement quelques produits exotiques dans ma boutique asiatique préférée, j'ai repéré de la farine à tempura que j'ai acheté et testé hier avec des gambas...


Si le fait d'acheter une farine toute prête simplifie sans doute les choses, il y a, pour réussir cette pâte à frire, un certain nombre de conditions à réunir : la pâte doit être un peu plus fluide qu'une pâte à crêpes, préparée avec de l'eau glacée (la farine elle même peut être maintenue au frigo). On mélange farine et eau sans chercher à homogénéiser l'ensemble, mais plutôt en le piquetant avec des baguettes, de manière à obtenir quelque chose d'assez grumeleux.

L'huile de friture en revanche doit être bien chaude, et lorsque l'on jette quelques gouttes de pâtes dans l'eau, elles doivent grésiller presque instantanément.



Pour cette recette, et en suivant les indications ci-dessus, j'ai utilisé 100 gr de farine à tempura et 160 ml d'eau glacée. Quelques glaçons auraient été les bienvenus pour laisser la préparation à la température idéale mais je n'en n'avais plus !

Une fois la pâte prête, y tremper gambas, légumes ou viande et les mettre aussitôt dans la friture. Les égoutter ensuite, les déposer sur du papier absorbant et servir bien chaud.

Idée de sauce d'accompagnement : vinaigre à sushi, sauce de soja, une goutte de wasabi et une pincée de cacahouètes hachées.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sablés à la noisette, façon "Petits-beurre" pour "Petit Chou"

Je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas un appétit semblable à la maison...Quand je parle d'appétit, je n'évoque pas le mien - quoiqu'il y aurait beaucoup à en dire- mais je pense à ceux qui composent ma tribu.

Celui de l'homme de la maison tout d'abord, qui au fur et à mesure de mes escapades culinaires devient de plus en plus difficile : "C'est pas un peu trop salé ?...Et tu ne penses pas qu'avec tel ou tel ingrédient, ça aurait été meilleur ?...Si si, c'est très bon, mais j'évoquais juste que..."...

En général, à ce stade de la conversation, mes origines méditerranéennes remontent à la surface et je termine la conversation par un : "Si le restau ne vous va pas, changez en !"...Ce, même si effectivement, c'est un peu trop salé, ou qu'avec tel ou tel ingrédient, ça aurait été sans doute meilleur...Ce sont les affres de la susceptibilité, un tant soit peu auréolée parfois d'un soupçon de mauvaise foi...

Après, il y a les ados...

Ces demoiselles pratiquent la "junk food" dès que j'ai le dos tourné et n'ont presque jamais faim aux heures de repas. Elles aiment les frites et les hamburgers, les sodas et les pâtes à tartiner, les crocodiles gélatineux et les bonbons recouverts de poudre chimique, les pistaches et les chips mexicaines.

Elles n'aiment pas les légumes, font la tête dès qu'un morceau de viande arrive sur la table, évitent les laitages aux fruits mais se damneraient pour une mousse à la crème de marron (j'en connais une autre, mais ça fait longtemps qu'elle est damnée à ce niveau...)

Et puis il y a "Petit Chou" qui vit de l'air du temps..."Petit Chou" qui n'aime les choses qu'une seule fois. "Petit Chou" qui se satisfait de quelques bouchées pour être rassasié. "Petit Chou" qui doit emporter chaque jour un goûter pour l'école, que je vois chaque jour revenir quasi intact, à mon grand désespoir...

J'ai essayé beaucoup de choses : fruits, laitages, pain et chocolat, biscuits, compotes, salé, sucré...Rien à faire. Tout au plus, certains gâteaux très simples la tentent, sans plus...

Une idée m'est alors venue lorsque j'ai vu fleurir sur les blogs des sablés personnalisés, c'est à dire gravés de mots choisis à la façon des petits-beurre..."Petit Chou" étant très attachée à son petit nom, j'ai décidé de tenter l'expérience et de lui proposer ses sablés à elle, rien qu'à elle ! (car c'est une fille, une de plus !)


Hier soir donc, armée de l'outil indispensable pour confectionner ce genre de biscuits, je me suis attachée à en préparer un certain nombre et avant d'en glisser quelques uns ce matin dans le sac de "Petit Chou", je les lui ai montré...

"Tu as vu ?
Quoi ?
Ce sont de "Petits Choux".
Où ? Je vois pas.
Là. C'est écrit "Petit Chou". C'est comme ton petit nom".

Regard incrédule de l'intéressée qui se demande si je n'ai pas tenté de cacher un loup entier dans son cartable.

"Et c'est bon ?
Ah oui c'est très bon. Tu verras. Ils sont parfumés à la noisette.
J'aime bien les noisettes."

Yes ! Un petit espoir de voir le sac revenir vide ce soir...et l'estomac de "Petit Chou" un peu plus plein !

En attendant, et parce que tous les autres petits biscuits ont disparu dans les estomacs pressés du matin, voici la recette de ces sablés, "spécial Petit Chou"...


Ingrédients :

- 270 gr de farine
- 130 gr de beurre mou
- 80 gr de sucre glace
- 1 cuil à soupe de miel bien parfumé
- 1 oeuf entier
- 2 cuil à soupe de noisettes en poudre.
- 1 pincée de sel

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger afin d'obtenir une pâte souple et homogène. Envelopper dans du film plastique et mettre au frais une demie heure.

Etaler ensuite la pâte sur une surface farinée en lui donnant une épaisseur de 4 à 5 mm.

Découper les formes choisies à l'emporte-pièce et les disposer sur une plaque garnie d'une feuille de papier cuisson. Glisser à four chaud th 6 pour une quinzaine de minutes environ. Laisser les biscuits dorer.

A leur sortie du four, les laisser refroidir sur une grille et les déposer ensuite dans une boite hermétique métallique. A proposer aux "grands" et "petits" Choux...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

mardi 3 juin 2008

Verrines de légumes au cumin et au paprika, façon crumble...

Les crumbles "desserts", servis tièdes ou chauds, avec leur chapeau de miettes croustillantes font en principe l'unanimité. Doux et sucrés, ils ponctuent volontiers un repas léger d'une touche de saveurs plus intenses, où les parfums, s'ils sont vanillés ou épicés par exemple, laissent en bouche des tonalités profondes.

Le crumble salé, je le trouve différent. Tout est bien sûr une affaire de goût et de préférence, mais sans être aussi marquant que la version sucrée, on peut le rendre beaucoup plus "impertinent", plus contrasté et en jouant sur la présentation, il peut s'offrir volontiers en mise en bouche ou en apéritif.


J'ai préparé hier soir un crumble de légumes familial donc, dans un plat à gratin classique et me suis ensuite amusée avec le reste de mes ingrédients à une petite présentation en verrine.

Je donnerai donc les proportions pour une recette...familiale (nous sommes 6 !), à vous de doser en fonction de votre souhait (ou de votre appétit !) :

Pour cette recette :

- 1 grosse aubergine
- 3 courgettes
- 1 boite de tomates pelées et épépinées ou 4 à 5 tomates bien mûres pelées et coupées en morceaux
- 1 gros oignon émincé
- 2 ails écrasés
- 2 bonnes pincées de cumin et 1 bonne pincée de paprika.
- 1 petite branche de thym
- Pour la version verrine, quelques germes de radis et dés de poivrons rouges, assaisonnés d'une goutte d'huile d'olive et d'un peu de fleurs de sel.


Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une poêle et ajouter ail et oignon. Remuer quelques instants sans laisser colorer. Ajouter l'aubergine coupée en dés et la branche de thym. Faire revenir en remuant. Ajouter les courgettes coupées également en dés. Laisser à nouveau mijoter, puis terminer par la tomate. Ajouter enfin les épices, un peu de sel et de poivre du moulin. Laisser réduire puis coupez le feu et réservez.

Pour le crumble :
150 gr de farine
100 gr de beurre froid
1 pincée de cumin
2 cuil à soupe de parmesan
un peu de thym.

Incorporer le beurre coupé en morceaux à la farine, du bout des doigts, de façon à obtenir une sorte de "mie de pain". Ajouter le parmesan, le cumin et le thym. Bien mélanger les miettes obtenues.


Déposer les légumes au fond d'un plat à gratin légèrement beurré pour qu'ils occupent une hauteur d'environ 3 cm. Emiettez la pâte à crumble sur le dessus et glisser à four chaud th 6 pour une trentaine de minutes. Le dessus du plat doit colorer, sans trop.

Pour la présentation en verrine, déposer une couche de légumes au fond du verre.
Faire légèrement griller à la poêle la pâte à crumble. Ajouter ensuite un filet d'huile d'olive, mélanger et déposer sur le dessus des légumes. Terminer par quelques germes de radis.


Servir le plat bien chaud, et la verrine tiède.

Pour d'autres verrines, c'est par ici...

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

lundi 2 juin 2008

Croustillant et fondant, un petit dessert aux fruits, parfumé d'une chantilly à la menthe...

Que faire un dimanche de pluie...(ils s'accumulent...) avec quelques fruits, lorsque l'on souhaite battre un autre sentier que celui de la salade...

Perdue dans mes pensées en observant mes plantes aromatiques perlées de gouttes d'eau sur la terrasse, j'ai songé à la menthe fraiche et piquante pour agrémenter mon dessert...
Soit ! Un peu de menthe ciselée dans une salade de fruits, ça réveille les papilles mais j'avais bien envie d'un contraste de saveurs un peu plus original : du croustillant là dedans, ce ne serait pas mal !

Finalement, la pluie m'inspire quelques tentatives de contrastes ensoleillés dans l'assiette, et c'est tant mieux, parce qu'après dix jours de morosité presque hivernale, il serait assez déprimant de ne plus être inspirée !...


Quelques fruits donc, pour ce petit dessert tout en douceur : bananes, kiwi, pommes et fraises coupés en dés auxquels on ajoute un sachet de sucre vanillé.

La chantilly à la menthe se réalise façon express si on a la chance de disposer d'un syphon, mais peut tout à fait se préparer avec un classique batteur, le tout étant, dans les deux cas, de mixer quelques feuilles de menthe (filtrer la préparation si on utilise un syphon à chantilly classique) et quelques cuillerées à café de sucre glace avec de la crème fleurette (Ici pour 4 personnes, un fruit de chaque catégorie, 5 à 6 feuilles de menthe, 20 cl de crème fraiche et 3 cuil à café de sucre glace suffisent).


Ensuite, à la manière d'un mille-feuille, il s'agit de préparer 12 triangles de feuilles de brick (toujours pour 4 personnes, soit 3 triangles par personne). A l'aide d'un pinceau, les badigeonner de beurre fondu, parsemer chaque triangle de graines de pavot, et les passer au four entre deux feuilles de papiers sulfurisés, elles mêmes prises entre deux plaques de cuisson. Les triangles prendront ainsi couleur "à plat", mais surveillez les comme le lait sur le feu !...

Procédez ensuite au montage de ce petit mille-feuilles spécial jour pluvieux...;)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons